De nombreux instruments de musique (baguettes imitant les tiges de roseaux, planchettes en ivoire, bijoux bruiteurs, colliers sur lesquels des grelots étaient suspendus...) étaient déjà utilisés en Egypte préhistorique et l'on présume, d'après les fresques, vases décorés et dessins rupestres, qu'ils accompagnaient quelques unes des danses égyptiennes (rondes magiques, danses aux armes, danses masquées d'initiation et de fécondité).
De l'Ancien au Moyen Empire (soit sur plus de 6000 ans), l'essentiel de la musique égyptienne a été établi : musicien seul ou en groupe, chant et danse. Les danses ne sont plus primitives et magiques, mais pantonimiques : elles sont expressives et descriptives, rythmées et interprètées musicalement. Les instruments les plus classiques sont les suivants : la flûte oblique (type flûte de Nay), le "mat" (instrument à vent), le "bint" (grande harpe arquée), la double clarinette ](type de la zoummarah actuelle).
Du Moyen Empire au début du Nouvel Empire, la musique, qui était probablement douce et grave, devient de plus en plus vive et mouvementée. La danse professionnelle vient s'ajouter à la danse rituelle et on veut donner une satisfaction purement artistique au spectateur. De nouveaux instruments apparaissent : la lyre (elle vient des Bédouins de l'Est), la petite harpe épaulée, le tambour, le sistre (arqué : le sekhem, en forme de naos : le sechecht ; c'est un instrument constitué d'un manche sur lequel s'élève la double tête de Hathor et duquel part des 2 côtés un arc métallique en forme de fer à cheval qui retient une série de tringles métalliques produisant un son clair quand on le secoue). Le sistre est encore utilisé lors des messes coptes en Egypte, dans le Proche Orient et en Ethiopie.
Au cours du Nouvel Empire, l'orchestre s'enrichit de plusieurs sortes de planchettes (instruments de percussion), timbales à main et rectangulaire, du luth à cou allongé, du hautbois.
Jusqu'au règne d'Alexandre Le Grand, on se contente des mêmes instruments et on les perfectionnne. Le chant s'ennorgueuillit des influences étrangères. On peut noter tout de même l'apparition de cloches et clochettes en bronze, ainsi que d'une nouvelle forme de tambour et d'une nouvelle catégorie de harpes (la harpe triangulaire).
Il est à noter que la musique égyptienne a été hellenisée : prépondérance du goût grec avec le double hautbois, les lyres et les kythares, naissance de l'orgue hydraulique.
Les mélodies de cette époque ont été destinées à devenir par la suite les éléments primitifs des premiers chants chrétiens, après la fusion des chants hébraïques et des hymnes grecs en une musique copte-byzantine.
Douce et raffinée, La danse égyptienne était pratiquée majoritairement par les femmes. Elle était douce, raffinée et allait du simple mouvement harmonieux à des chorégraphies beaucoup plus complexes, souvent à but religieux, exécutées dans le cadre de rituels. Les danseuses se tenaient sur la pointe des pieds, les bras au dessus de la tête.
A l'Ancien et au Moyen Empire, les danseuses portaient un pagne et leur tenue était parfois agrémentée de bijoux et de fleurs. Au Nouvel Empire, les danseuses abandonnèrent le pagne court. Elles apparaissaient vêtues soit d'une longue robe de toile transparente, soit d'une unique ceinture et d'une riche perruque.